Le nom « Desidero » que Giulia Cicciu a choisi pour sa marque de bijoux créée en 2012, inspiré de ses origines franco-italiennes exprime le désir : « J’ai envie ». Tout dans la personnalité de cette jeune femme pleine d’entrain évoque la volonté et en premier celle de faire de sa passion un métier. La reconnaissance de son talent lui a été apportée lorsque Les Ateliers d’Arts de France, syndicat professionnel des métiers d’art l’ont admise parmi ses membres en 2017.

Aujourd’hui Giulia vous reçoit dans sa boutique-atelier de la rue des Vinaigriers, pas loin de République, où se retrouvent nombreux acteurs de la bijouterie. Elle expose les bijoux qu’elle a créés et répond à des demandes sur-mesure. Elle-même se serait-elle crûe capable de répondre à ce premier client venu avec une améthyste taillée de façon très classique pour un projet de broche hyper moderne ? Pour lui, elle a créé un dessin au papier millimétré puis s’est entourée d’autres spécialistes : un maquettiste pour sortir une impression 3D en cire, un fondeur pour transformer la cire en métal, et un sertisseur pour placer la pierre, toutes les finitions du bijou lui revenant enfin à elle.

Giulia travaille le métal précieux, l’argent 925 dit argent massif, composé de 92,5% d’argent, les 7,5% d’autre métal conférant au matériau la robustesse nécessaire à la confection de bijoux. Elle crée aussi des bijoux en vermeil, argent massif plaqué de 5 microns d’or 18 carats. Giulia trouve son inspiration dans l'Art Déco, dont on retrouve l'influence dans les formes géométriques qu'elle choisit pour ses créations. Elle aime la simplicité d'un bijou qu'elle met en valeur en jouant avec le métal à qui elle donne tantôt des aspects polis, tantôt martelés ou sablés.

Giulia ne destinait pas son avenir aux bijoux car elle se projetait dans une carrière plutôt littéraire. Mais elle aimait les bijoux, elle aimait les porter, les assembler et la rencontre avec un joaillier alors qu’elle était lycéenne lui a laissé un sentiment fascinant. Pendant ses études de géographie à la Sorbonne, Giulia a continué à s’amuser en créant des bijoux avec une de ses amies, dont elles vendaient certaines pièces. Arrivée en fin de parcours quand il a fallu chercher un job, son passe-temps favori s’est révélé devenir une option professionnelle.  Pourquoi attendre quand on peut avant 26 ans profiter de programmes d’apprentissage qui permettent de financer sa formation et faire de sa passion un métier ?

C’est ainsi que Giulia a retrouvé les bancs de la Haute Ecole de Joaillerie, communément appelée l’école de la rue du Louvre, la plus ancienne école de bijouterie d’Europe formant chaque année 600 élèves aux métiers de la bijouterie-joaillerie. Pendant deux ans, Giulia a suivi une formation de 2 jours à l’école et 3 jours dans une entreprise de bijouterie. 8h pour apprendre toutes les techniques liées au métal, 4h de cours sur le travail de la cire et 4h d’histoire de l’art et de dessin technique. Chaque exercice permet d’aborder des techniques différentes et est noté pour que les élèves puissent passer leur certificat d’aptitude professionnelle, le CAP Art et technique de bijouterie-joaillerie dont Giulia a été diplômée en 2012. Après ces deux ans de formation technique à l'école et d'apprentissage chez un professionnel où elle a dû participer à la restauration de pièces et travailler pour des grandes maisons, Giulia était prête pour l'aventure Desidero. www.desidero.fr